Qu'est-ce que le Burnout Parental ?


Le burnout parental est un syndrome qui touche les parents exposés à un stress parental chronique en l’absence de ressources suffisantes pour l’aider à surmonter les difficultés.

Vivre un burnout, qu’il soit parental ou professionnel, cela ressemble souvent à un tsunami, comme si une vague avait tout emporté et morcelé. La réflexion, les émotions, les sensations, tout est comme éparpillé.

Le burnout parental est un syndrome différent du burnout professionnel. Le premier se manifeste dans la sphère familiale en relation avec les enfants ; alors que le second se manifeste dans la sphère professionnelle en relation avec le travail.

Dans le Burn out parental, nos valeurs les plus profondes sont touchées : notre famille, nos enfants nous apparaissent comme nos stresseurs.

Le parent a le sentiment d’être épuisé, vidé, au bout du rouleau. Cet épuisement peut se manifester au niveau émotionnel (Je n'en peux plus), cognitif (Je n'arrive plus à réfléchir correctement) et/ou physique (Je suis épuisé-e).


Voilà par exemple ce que m’a dit Emilie, maman de 3 enfants :

« J’étais tellement fatiguée, je me sentais incapable de répondre aux sollicitations de mes enfants. Je voulais juste être au calme, qu’on ne me demande rien. Mais il y avait toujours quelque chose à faire, il fallait tenir, tenir pour les enfants. Je n’avais aucune énergie, tout me paraissait une montagne : faire les courses, décider du repas, aider les enfants à faire leurs devoirs… j’avais l’impression que tout reposait uniquement sur mes épaules, j’étais la plupart du temps en mode pilote automatique."

Le parent n’en peut plus, il a un sentiment de « trop plein », et ne parvient plus à trouver du plaisir dans son rôle de parent.

« Avant, j’adorais jouer au foot avec mes fils le week-end. Là, je n’en ai plus envie. Ça ne me fait plus plaisir. Je suis là physiquement, mais pas mentalement. J’en arrive à penser que je suis nul comme père. (Pierre, papa de 2 garçons)


Trop fatigué, le parent n’a plus la force qu’il pouvait avoir avant, pour s’impliquer dans la relation avec ses enfants, pour les écouter. il n’arrive plus autant à montrer à ses enfants combien il les aime. Il fait ce qu’il doit faire : les conduire à l’école, leur préparer à manger, la toilette, le coucher, mais ne peut pas en faire plus.

« j’avais l’impression que, en dehors des routines trajets/repas/devoirs/douche/ dodo, je n’arrivais plus à m’investir auprès des enfants. En fait, ma relation avec eux se résumait à des habitudes, c’était horrible ». (Elisabeth, 4 enfants)

« Un sentiment de ne plus arriver à faire face, de ne plus être maître de ma propre vie à cause des enfants… » (Kévin, papa de 2 enfants)


Notre société valorise le « toujours plus », réussite, persévérance, succès et c’est la même chose pour la parentalité : on est inconsciemment plongé dans une injonction de performance parentale. Et il peut arriver qu’on se retrouve dans un stress permanent, qui met tout notre organisme en état d’urgence.

Les mamans sont statistiquement plus souvent touchées par ce syndrome car elles subissent encore beaucoup l’injonction du modèle de la "mère parfaite" qui peut s’avérer dévastatrice.

Elles se doivent d’être à la fois femme, épouse, maman, tout en « réussissant » professionnellement. Il est alors parfois impossible d’arriver à poser des limites aux demandes incessantes de l’entourage (professionnel et familial) associées à celles qu’on se pose soit même.


Le parent est conscient qu’il n’est plus le parent qu’il était et qu’il ne ressemble plus du tout à celui qu’il avait rêvé d’être. Il lui arrive d’avoir honte du parent qu’il est devenu.

La honte de soi et l’isolement vont amplifier les symptômes.

Il n'y a rien de pire que de souffrir seul… Déjà qu’on a honte d’être ce qu’on est devenu, mais en plus, on a honte parce qu'on pense qu'on est la seule personne sur terre à mal gérer ça, et cette honte nous empêche d'avancer.


Faut-il en arriver à cette extrémité pour commencer à prendre soin de soi ?


Un premier pas sera de reconnaitre cette situation et d’accepter de demander de l’aide.

Pour commencer à retrouver une espace de respiration, il faudrait arriver à pouvoir dire un « non ». Pas forcément un « non » définitif, mais différer : « pas tout de suite, « pas maintenant, « je vais y réfléchir » …Dire « non », c’’est se respecter soi-même, respecter ses besoins, être à l’écoute de son monde intérieur, poser ses limites, les dires et les respecter.

Cela ne va pas forcément de soi et ça peut s’apprendre. Apprendre à avancer sur ce chemin par petits pas, petits changements réguliers

vous avez le droit…

  • de vous sentir fatigué-e

  • de ressentir des émotions contradictoires

  • d’être parfois découragé-e

  • d’avoir moins d’énergie

  • de ressentir le besoin de ralentir

  • de mettre vos limites

  • de dire NON

  • de prendre soin de vous

  • de vous reposer, de lire, de méditer

  • de ralentir, d’en faire moins

  • de faire PLUS de ce que vous aimez

  • de faire MOINS de ce qui est lourd

Vous ne pourrez bien vous occuper des autres que si vous êtes vous-même plus serein-e.

J’aime bien faire le parallèle avec les instructions qu’on nous donne avant un décollage en avion : mettre son propre masque à oxygène en premier, pour ensuite avoir l’énergie nécessaire pour s’occuper des autres.


Cette spirale infernale est à l’intérieur de vous, les solutions de chacun sont uniques et se trouvent dans votre propre inconscient.

L’hypnose, associée à certaines techniques de coaching de vie est tout à fait indiquée pour vous aider à trouver cet accès.

C’est la pratique que j’ai élaborée en mixant les deux pratiques : l’hypno-coaching.


Si vous avez décidé de sortir maintenant de cette spirale infernale, contactez-moi pour en parler ou prenez un rdv en ligne :

OrgaVita | Christine BERTHAUD-REMILLIEUX | Hypnose et coaching

hypnose-coaching-chaponost.fr

berthaud-remillieux@orange.fr

tel: 06.15.78.02.79



8 vues0 commentaire